Actualités de l'Association
Les Traitements de substitution nicotiniques (TNS) : MODE D'EMPLOI
Responsable de plus de 75 000 décès par an, le tabac constitue la première cause de mortalité évitable.
Pourtant, près de 6 fumeurs sur 10 déclarent vouloir arrêter.
Les professionnels de santé qui gravitent autour des patients sont là pour les aider.
Avec votre accompagnement et votre soutien, ils ont 10 fois plus de chance d’y parvenir.
Qui peut prescrire ?
> les médecins généralistes et médecins du travail
> les médecins spécialistes : cardiologues, pneumologues, angiologues …
> les sages-femmes (prescription à la femme enceinte ou accouchée et aussi à son entourage)
> les infirmiers quel que soit leur lieu d’exercice (ville, hôpital, salariat, extra hospitalier…)
> les chirurgiens-dentistes
> les masseurs kinésithérapeutes dans le cadre d’une prescription de soins de kinésithérapie et de sevrage tabac
Comment ?
> Votre prescription de substituts nicotiniques est à rédiger sur une ordonnance libre ou préremplie .
Télécharger l’ordonnance type
> Les TNS sont désormais remboursés sur prescription à 65 % par l’Assurance Maladie et sans avance de frais. Les 35 % restant est pris en charge par la mutuelle.
Connectez vous sur LAST (Lieu d’accompagnement à la santé sans tabac) , créer votre compte gratuitement pour télécharger une ordonnance vierge ou accéder au générateur d’ordonnance de TNS.
LAST (Lieu d’accueil Sans Tabac) dispose également de kits et de formations en ligne très courtes sur l’accompagnement au sevrage tabagique.
Une carte interactive en ligne permet également d’identifier tous les professionnels de santé qui pratiquent l’aide au sevrage tabagique autour de chez vous.
Quoi ?
Vous êtes professionnel de santé avec un droit de prescription mais vous ignorez comment et quoi prescrire?
Il existe 2 types de TNS, les patchs et les substituts oraux (SO) (gommes, pastilles, comprimés à sucer…)
Initialement, on va déterminer la posologie des patchs.
Posez la question à votre patient : combien de cigarettes fumez vous par jour ?
Pour simplifier on considère qu’une cigarette équivaut à un mg de nicotine (2 mg quand il s’agit d’une roulée)
Pour un patient qui fume donc un paquet par jour (20 cigarettes), on cherchera à lui procurer 20 mg environ de nicotine par voie transdermique.
Un patch de 21 mg sera donc bien adapté. S’il fumait des roulées, ça serait donc le double, soit 40 mg (2X21 mg).
Quelle que soit la posologie du patch, l’association patch / Substituts Oraux (SO) est fortement recommandée.
On pourra par exemple mentionner sur l’ordonnance : » de 8 à 12 pastilles par jour » en recommandant de les utiliser à chaque envie de fumer.
Pour le fumeur de moins de 5 / 6 cigarettes par jour, les SO seront généralement suffisants. Dans ce seul cas, il n’est pas utile de prescrire d’emblée des patchs.
Une seconde question permettra de déterminer si votre patient doit garder le patch la nuit :
» Le matin, combien de temps avez-vous envie de fumer ? »
Moins d’une heure > on recommande de prescrire un patch sur 24 H et de le garder la nuit
Plus d’une heure > Il n’est pas nécessaire de garder le patch la nuit, possibilité de prescrire un patch sur 16H ou sur 24H
Voici la liste des substituts nicotiniques remboursés :
Adaptation et surveillance du traitement :
Le suivi va consister :
1/ à repérer les signes de sous ou surdosage des TNS et surtout l’absence de craving (symptôme de l’addiction : pulsions à fumer, besoin impérieux de consommer du tabac)
Signes de sous dosage : labilité émotionnelle, irritabilité, augmentation de l’appétit, fébrilité, anxiété, humeur dépressive ou pleurs, insomnie, et pulsions à fumer +++
Signes de surdosage (même s’ils sont rares) : tachycardie, céphalées, nausées, dégoût du tabac (les signes disparaissent une heure environ avant baisse de la posologie)
2/ effectuer un suivi motivationnel, et suivre les objectifs du patient dans une relation collaborative
3/ possibilité de fumer avec le ou les patchs pour réduction contrôlée. Attention si patch et tabac, signes de surdosages possibles et imputables à la cigarette et non au patch!
Et toujours se poser la question : quel est l’objectif final du patient ?
Structurer l’interrogatoire OTEOR :
Observance : des TNS et SO
Tolérance : Questionner le transit et le sommeil +++ (possible constipation et troubles du sommeil en lien avec le sevrage tabagique et / ou les patchs la nuit)
Efficacité : Quelle conso reste t’il ? Si conso restante, quel contexte : émotions / entourage / évènement ?
Optimisation : modification du dosage des TNS SB
Réévaluation : en présentiel ou par téléphone, suivi rapproché si possible au début de la prise en charge
La durée du traitement doit durer 4 à 6 mois minimum, c’est la durée nécessaire pour que la mémoire du shoot nicotinique disparaisse et que l’addiction soit « soignée ».
Si vous souhaitez orienter vos patients pour sevrage tabac, voici la liste des relais sur le territoire :
– Consultation de Tabacologie Hôpital de La Rochelle : 05 46 45 52 80
– Consultation de tabacologie gratuite par l’association LE SOUFFLE 17 sur La Pallice : 05.46.41.86.30
– Auprès des Infirmières ASALEE dans les cabinets médicaux : de Charron, Nuaillé d’Aunis, Villedoux, Marans, Port-Neuf, La Pallice (rue Gustave Perreau), Angliers, Le Thou, Aigrefeuille d’Aunis, MSP de Rochefort. Vous devez être suivi au sein du cabinet médical où exerce l’infirmière pour pouvoir bénéficier du suivi ASALEE.
– Dr Coulais Catherine 3 r Alphonse de Saintonge 17000 La Rochelle 06 76 23 98 49
– Dr Aliette FAUCHILLE 18 rue Admyrault 17000 La Rochelle 05 17 81 09 30
N’oubliez pas que le tabac n’est pas toujours consommé seul, dans un bon nombre de cas il est associé avec l’alcool, le cannabis ou d’autres substances. Poser la question systématiquement à vos patients les aidera à sortir de ce cercle vicieux qu’est l’addiction, et vous pourrez ainsi les orienter vers les structures adéquats.
Pour l’alcool : CSAPA hospitalier : 05 16 49 49 49
Pour les drogues, et autres substances : CSAPA Tremplin 17 : 05 46 68 87 17
